L’utilisation judicieuse des trackers/ETF

Discussion sur les trackers

C’est fou, lorsque l’on parle de trackers dans la presse financière, les journalistes ont du mal à les définir. Ils disent que les trackers sont des « espèces de », comme si nous étions des demeurés. Or, un tracker c’est un tracker, point à la ligne.

Ce n’est en effet pas une action, ni un fonds ou une sicav, ni une obligation, ni un emprunt d’état. Le tracker n’est même pas une invention extrêmement récente et surtout n’est pas une arnaque ni un produit spéculatif compliqué et dangereux.

Que sont les trackers ?

Les trackers (ou « ETF« ) sont des produits d’investissements simples, liquides et performants qui cumulent les atouts d’un panier d’actions et le haut rendement d’une action. Ce sont des produits de rationalisation d’investissements sectoriels, cotés en Bourse, qui concentrent les rendements de plusieurs sociétés, ou d’un secteur, d’un pays, d’un indice, de matières premières ou de devises en les rassemblant dans un seul produit appelé tracker, qui a comme but un rendement optimum par secteur choisi.

Comment et où les trackers se négocient-ils?

Les trackers ont un code mnémonique, un code isin et une appellation officielle. Ils sont émis par certains « émetteurs » (en général des banques) et se négocient chez votre courtier au même tarif de courtage qu’une simple action.

Comme ces dernières, ils sont cotés en continu et évoluent comme une action (me voilà aussi dans des comparaisons) dans les mêmes marchés, figurent à leur côté dans votre portefeuille-titres, et bénéficient du même routage des ordres que les actions.

Un exemple de traker

Voici le Tracker de Lyxor « CAC40 (DR) UCITS ETF » , tracker suivant l’indice français CAC 40, avec la composition de son panier et son rendement.

Code Isin : FR0007052782
Date de 1ère cotation : 13/12/2000
Rendement en 2014 : 2,4%
Rendement en 2015 : 11,72%
Rendement en 2016 : 8,65%

Voici les 10 premières actions du panier constituant le tracker CAC40, avec sa pondération en pourcentage. Le reste des valeurs est facilement trouvable sur la page web de l’émetteur, dans la fiche technique du produit.

TotalEUR8,435,2239.36%
SanofiEUR4,115,1918.62%
BNP ParibasEUR3,979,3566.18%
LVMHEUR990,5835.48%
AxaEUR6,879,4643.98%
L’OréalEUR815,4583.74%
Airbus GroupEUR2,055,6593.69%
VinciEUR1,901,4573.57%
DanoneEUR2,093,9573.40%
Air LiquideEUR1,225,4043.23%

Utilité des trackers

Pour résumé, les trackers vous permettent de :

bénéficier pleinement de l’évolution des marchés quel que soit votre horizon d’investissement ;
accéder à un large choix de valeurs en une seule transaction de bourse ;
diminuer le risque par la diversification.

Exemple concret

Plutôt que d’acheter tout le CAC40, vous achetez un tracker qui rassemble toutes les sociétés de cet indice dans un panier, modestement appelé « panier parfait » en français ou « basket » en anglais. La pondération de ce tracker est très variable ; cela va par exemple de 5200 unités Sanofi à 200 pour d’autres produits.

Ce tracker, comme tous les autres, est absolument passif. La cote boursière est la résultante de la moyenne des cours des entreprises figurant dans le panier. Actuellement le tracker BEL cote un peu plus de 52 euros.

Concrètement, si l’indice CAC40 monte de 2%, le tracker CAC montera de 2%. De légères différences peuvent apparaître entre le niveau de l’indice et le cours du tracker, elles sont dues alors à la mise en compte des frais de gestion annuels, ou des dividendes capitalisés.

Utilisation judicieuse des trackers

On s’en doute, le but de la création de votre portefeuille-titres est de battre le rendement du marché. Alors qu’en achetant uniquement des trackers, vous ne feriez que répliquer son évolution.

La stratégie utilisée est alors la suivante : premièrement, vous achetez des trakers du CAC40. Comme prévu, ce tracker va suivre comme son ombre les performances de son indice sous-jacent. Deuxièmement, si le rendement de votre traker est de 7% en trois mois (exemple), vous vendez toutes vos lignes d’actions qui ne rapportent pas 7% et vous rachetez des produits au rendement supérieur à celui du tracker, toujours en adéquation avec votre budget bien entendu.

Cela requiert une surveillance, mais moins importante que si vous aviez tout le CAC40 dans votre portefeuille. Les avantages, sont même très parlants :

Vous diminuez vos frais de transactions
Vous faites des transactions pour du gagnant
Vous limitez les lignes de produits à suivre tout en diversifiant au maximum votre portefeuille

Les frais de gestions des trackers varient fortement de l’un à l’autre (en général entre 0,15 et 0,60% annuels), et sont déduits automatiquement du cours. Quant aux dividendes, ils sont en principe capitalisés et également inclus dans le cours. Pour ceux qui ne le sont pas, vous toucherez des dividendes amputés du précompte comme cerise sur le gâteau.

Enfin, si vous hésitez entre investir dans des trackers ou des SICAV, vous pouvez vous tourner vers l’excellent article de Jean-Louis : SICAV ou trackers ?


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