Un des nombreux adages boursiers est “On se lève tôt pour acheter ; on se couche tard pour vendre”. Pour faire simple, on pourrait résumer cet adage comme suit : la décision d’acheter, si réfléchie soit-elle, est moins complexe à prendre que celle de vendre vos actions. Ce que veut nous dire ce proverbe est donc : la décision de vendre marque le bilan de votre investissement. Et cette décision est particulièrement difficile à prendre.

L’achat, c’est le risque et l’éventualité d’un gain ou d’une perte. La vente, c’est la réussite ou l’échec de ce risque, et l’étendue de ses conséquences pour votre portefeuille.

“Comment bien vendre vos actions” serait une formulation stupide, mais on peut proposer, échanger des “conseils”, des cas de figures qui peuvent aider à cette décision. Et, bien sûr, ils n’engagent que leur auteur. Qui les pratique à son compte.

Aussi, je vous propose quelques règles, et des expériences personnelles, positives et négatives, avant de valider un ordre de vente.

Tenez compte de tous les frais et promotions

Oui, tenez compte des fameux frais qui peuvent sembler “négligeables” à première vue…

La plupart des brokers vous renseignent votre prix moyen d’achat (PRU), avec cette réserve que les frais de transactions ne sont pas nécessairement intégrés. Ces frais, pour l’investisseur “lambda”, peuvent apparaître peu conséquents au final. Mais il y a lieu de les prendre en compte, car ils représentent une part de l’investissement souvent plus importante que ce que l’on pense.

Vérifiez donc bien les tarifs demandés par votre courtier, les frais de garde ou ceux de votre (éventuel) conseiller, ainsi que le montant de sa rétrocession lors d’une opération sur certains types d’actifs. Malgré des efforts législatifs pour plus de transparence, ce point peut demeurer méconnu, voire insaisissable sans la lecture attentive de documents souvent pénibles, longs et ardus à déchiffrer.

Toujours du côté de votre courtier, le montant que vous investissez dans l’opération a une incidence directe sur le montant débité. Les tarifs augmenteront à partir d’un certain montant investi, généralement au-dessus de 2.500€, 5.000€, etc. Aussi, une évidence est de ne pas dépasser le montant investi juste au-dessus de cette fourchette, parce que vous augmenteriez inutilement vos frais pour un supplément de titres négligeable.

Ajoutez les frais d’opérations pour un titre coté sur certains marchés étrangers.

Les marchés sur lesquels vous investissez engendrent également des frais variables de transactions chez votre broker. Une opération sur une valeur du Dow Jones, par exemple, vous coûtera plus cher que sur Euronext Bruxelles.

Aussi, je vous conseille de vérifier s’il n’existe pas des titres “parallèles”, mais cotés sur des marchés dans votre devise et moins coûteux.

On peut ainsi choisir un tracker avec le titre en sous-jacent, voire une cotation à l’identique (et donc le même code ISIN), mais libellée en euros par exemple. Il existe souvent plusieurs alternatives si l’on cherche un peu.

Un exemple : l’action chinoise Tencent est cotée sur le Nasdaq (donc en USD). Mais il existe sa réplique sur la bourse de Francfort, en euros. En optant plutôt pour cette dernière, vous vous éviterez des frais de courtages majorés et des frais de change inutiles (à moins que vous espériez que la devise étrangère évoluera de façon avantageuse, mais, même dans ce cas, ces frais de change seront de toute façon facturés par le courtier, à l’achat comme à la vente).

Vérifiez néanmoins le volume des échanges du titre “alternatif”. S’il affiche un nombre de transactions journalières très faible (moins de 500 dirons-nous), vous risquez d’attendre plus longtemps l’exécution de l’ordre, et il en sera de même lors de la vente. Vous disposerez alors de moins de liberté quant à l’issue de votre ordre.

Pour l’action Tencent (notre exemple), sa version allemande est aussi très échangée. Au-delà du millier de transactions journalières, cet inconvénient s’amoindrit significativement.

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Profiter des promotions

Évoluer, c’est changer. De nombreux brokers proposent parfois des actions promotionnelles en cas de transfert de titres depuis une autre banque, voire pour une simple ouverture de compte. Combinez les deux, le cas échéant. Au-delà d’une limite temporelle imposée pour conserver l’avantage promotionnel (variable, mais souvent une année), vous devenez libre d’en changer sans frais, et avec des avantages substantiels.

Toutefois, un courtier n’est pas l’autre. Leurs actions promotionnelles sont limitées dans le temps. Mais une règle apparaît clairement : les brokers les moins chers sont aussi ceux qui pratiquent les promotions les moins avantageuses. Je vous conseille donc de vous abonner aux newsletter des brokers disponibles, histoire d’être averti en temps utile d’une nouvelle promotion. A moins, bien sûr, de se renseigner sur notre site.

Attention au remboursement des frais de transfert. Souvent proposé, cet avantage comporte une nuance importante. Le remboursement sera-t-il versé en cash ou en frais de courtage ? Dans le second cas, vous devrez bel et bien sortir de votre portefeuille les frais comptabilisés par le broker que vous quittez. Parfois, la somme offerte en frais de courtages et pour une durée limitée dépassera ce que vous allez réellement “consommer”.

Un crédit de courtage aussi alléchant qu’astronomique ne vous sera alors que d’une utilité réduite. Pensez aussi que de tels “cadeaux” n’ont souvent d’autre but que d’encourager des opérations “gratuites” (d’achat) qui seront suivies d’opérations subséquentes (accumuler, réduire ou vendre) qui deviendront payantes.

Plus on rase gratuit, plus les cheveux poussent vite et incitent à retourner chez son coiffeur (pardonnez-moi cette métaphore un rien désobligeante pour la profession). Analysez donc au peigne fin le contenu des offres promotionnelles et demandez-vous quel profit réel vous pourrez en tirer.

Il fut une époque, pas si lointaine, où le cash était d’application pour le remboursement des frais de transfert. Parrainage ou transfert, la somme apparaissait sur votre compte à vue. Avec l’offre croissante des brokers disponibles, cette possibilité s’est convertie en offre de courtage… sauf si on prend la peine de le demander (je parle d’une expérience personnelle). Il arrive en effet que cette modalité soit modifiée à votre avantage (le “vrai” remboursement).

N’hésitez donc jamais à le demander : vous n’avez rien à perdre et peut-être beaucoup à gagner. Evidemment, la question qui tue sera moins celle du montant transféré que du nombre de positions transférées. C’est en effet le nombre de lignes qui alourdit la note, et non le montant global qui leur correspond.

Vous trouverez le coût des frais de transfert actualisé par institution bancaire en Belgique sur GuideEpargne.be.

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Ne jetez pas le bébé avec l’eau du bain

Un second conseil tout aussi élémentaire : beaucoup d’investisseurs, dont moi il y a longtemps, quand ils veulent vendre, envisagent une opération massive : on se débarrasse d’un seul coup de toutes ses positions sur un titre.

A moins d’être sûr d’une baisse conséquente et durable du titre, ne négligez pas l’option de “réduire” vos positions. Certes, vous serez plusieurs fois débiteurs des frais, mais, au final, vous vous réservez une proportion de titres à conserver au cas où votre sentiment ne se vérifie pas. Nous verrons que ce choix est directement associé au type d’ordre de vente que vous entrez.


Protégez-vous des émotions

En tout premier lieu, il me semble décisif d’adopter une stratégie ou un système pour vendre vos actions, et de s’y tenir jusqu’à l’évolution des conditions de marchés ou de votre situation personnelle. Pourquoi ? Parce que l’émotion est un facteur important dans la prise de décisions d’achat et surtout de vente. Pour réduire cette influence et vous éviter de placer des ordres “discordants”, il est capital de vous situer dans une stratégie propre à votre profil, votre expérience, et surtout la stratégie des autres investisseurs (difficile à définir, mais les traders ont aussi, forcément, une stratégie propre et partagée).

Libre à vous de choisir le contre-sens. Mais vous devez savoir que seul un basculement important des paramètres de la valeur modifiera son évolution. Vos “confrères” se calquent en effet sur une stratégie différente, et, étant plus nombreux que vous, leur influence pèsera sur l’évolution du titre. Ne vous dites jamais que vous êtes plus perspicaces ou malins que les autres, ni que vous possédez un don quelconque.

L’exception à cette règle vaut si vous avez une connaissance personnelle et approfondie de la société émettrice du titre envisagé (vous y avez travaillé, rencontré des dirigeants ou faites partie d’un cercle dédié à telle action).

Prenez vos renseignements partout où vous le pouvez, et ne vous limitez pas aux recommandations de brokers, qui négligent parfois des points essentiels. Surveillez, par exemple, le succès ou l’échec d’opérations internes, comme une augmentation de capital. La rapidité avec laquelle cette opération sera menée à bien présage d’un soutien évident d’investisseurs impliqués dans la société et qui n’hésitent pas à mettre la main au portefeuille.

Comment vendre vos actions?Prenez les conseils avec prudence et recul. Une première anecdote : je me souviens d’une bizarrerie à propos du titre Danone. Nous étions alors en janvier 2017. Alors que le titre oscillait autour de 60€, la banque Goldman Sachs émettait une recommandation strong sell (vente forte) avec un objectif de cours à… 50€. Dans l’heure qui suivit cette annonce, le titre recula quelque peu, jusqu’à un plancher de 58€. Puis, le titre s’est redressé. Depuis, il n’a plus jamais approché ce seuil de 58€. Il cote aujourd’hui à près de 70€ et est assorti d’un dividende très correct. On ne connaîtra jamais la motivation de ce conseil aussi rare que radical, mais bien malheureux ceux qui l’auront suivi.

Deuxième anecdote, évoquons aussi le conseil, début 2016, d’une célèbre agence britannique de placements. Le directeur adressa à l’époque un courrier à ses clients “sell off”(vendez tout), alors que les bourses, dès les semaines suivantes, débutaient un rallye qui semble ne s’interrompre qu’à l’heure actuelle. Aux dernières nouvelles, ce directeur mal inspiré, après de nombreux procès perdus, s’est retrouvé à la rue. Triste histoire, mais rendons grâce à cet énergumène de nous avoir confirmé les failles de recommandations peu fondées de la part d’experts qui n’en sont pas, mais qui influencent malgré tout l’investisseur.

Aussi, analysez scrupuleusement les recommandations des spécialistes, et surtout les détails qui les motivent. Bien souvent, on notera un changement de recommandation d’acheter à accumuler, voire conserver. Avec un objectif de cours qui reste néanmoins supérieur au cours actuel. Un abaissement de recommandation n’est pas nécessairement suivi par les marchés, passées les premières minutes ou heures du communiqué. Et donc, mieux vaut selon moi ne pas se précipiter vers un ordre de vente. Si la recommandation “baissière” a toutes les chances d’être suivie de ventes à la minute générées par des robots aux algorithmes sensibles à certains mots-clés, l’analyse qui suit et qui constate le caractère fifrelin de la recommandation réagit sans (trop) tarder.

3 Points Pour Comprendre Les Recommandations Des Analystes

Enfin, je me dois de citer cet exemple mémorable – cette coquille ? – du Financial Times lorsque, en 2015 encore, la FED envisageait un premier relèvement de ses taux directeurs. Trois minutes avant l’annonce officielle, le très sérieux quotidien publiait le pseudo-communiqué selon lequel les taux, contre toute attente, ne seraient pas modifiés. Durant ces trois minutes, la paire euro-dollar a grimpé de 10% à la surprise générale… avant la découverte qu’il s’agissait d’une information erronée. L’explication ? Deux articles étaient prêts et c’est “accidentellement” qu’un opérateur a publié la “mauvaise” version. Oui, mais, pourquoi trois minutes avant ?

Tout ceci pour vous inciter à la méfiance et à l’analyse des recommandations publiées sur un titre. Du reste, vous observerez vite que ces “informations-conseils” sont révisées après des publications officielles (résultats, bilans), ce que tout investisseur un tant soit peu averti serait en mesure de formuler lui-même. Un dernier exemple avec Nyrstar. Voici quelques mois, un analyste déclarait “s’abstenir” de suivre encore le titre, suite aux incertitudes inhérentes à cette action en effet fortement endettée. Mais il précisait qu’il entrevoyait une plage de cours entre 10 cents et…9€. Selon les cas.

Un dernier conseil avant de passer à autre chose : lorsqu’un titre chute lourdement, il peut être tentant de considérer cette baisse comme exagérée et passer un achat “à bon compte”. Or, s’il arrive qu’effectivement une rumeur ou une analyse soit rectifiée, le titre remonte, n’oubliez pas que, comme l’océan, les marchés sont (parfois) en retard. La probabilité d’une baisse accentuée le lendemain est toujours réelle.

Aussi, comme le propose l’adage d’acheter la rumeur et vendre la nouvelle, il faut prendre en considération que les marchés évoluent par anticipation et que la décision d’acheter ou vendre vos actions peut attendre une confirmation dans les jours qui suivent. De deux choses l’une : ou vous auriez dû acheter, et vous aurez manqué un gain, ou vous avez acheté et si la rumeur se confirme, vous auriez mieux fait de vous en abstenir. Deux éventualités qui n’auront pas d’incidence négative sur votre portefeuille.

Mais venons-en à la partie la plus importante de ce pensum que j’espère néanmoins utile.

Gérer le type d’ordres que vous allez entrer pour vendre vos actions

C’est un point capital. Il vous faudra absolument maîtriser les possibilités existantes, tant ce choix peut être déterminant dans l’issue de votre décision.

L’ordre au marché.

C’est un ordre que je ne pratique quasiment jamais. En clair, vous vendez votre titre au prix actuel, “ici et maintenant”. Cela signifie que votre ordre passera dès qu’il se trouvera un acheteur pour le nombre de vos titres, mais vous ignorez le cours auquel votre opération sera exécutée. Cette incertitude peut avoir de lourdes conséquences, surtout sur un titre au volume peu important. Petite anecdote douloureuse : un jour, j’ai commis cette erreur pour un titre peu négocié (une trentaine d’opérations journalières en moyenne).

J’avais placé un ordre d’achat au marché sans considérer la fourchette entre l’offre et la demande, et celle-ci passait du simple au double. Mon ordre est passé au cours le plus élevé demandé par le premier vendeur (il y a des petits malins qui introduisent un ordre “bidon” en pariant sur des niais dans mon genre), et j’y ai perdu pas mal de plumes.

Exemple : vous passez un ordre au marché pour une action cotée à 20€. Ce prix équivaut à la moyenne en volume des cours acheteurs et vendeurs. S’il s’agit d’un titre très couru, la marge s’atténue. Mais en cas d’écart important entre l’offre et la demande, il y a fort à parier que vous achèterez le titre au prix demandé par le premier vendeur, et non celui consenti par l’acheteur.

L’avantage : vous garantissez (sauf exception, lorsque les échanges sont “vides”) vos chances d’exécution de l’ordre de vente.

L’inconvénient : vous ne pouvez pas prévoir à quel cours l’opération sera exécutée.

En résumé : à ne tenter que si vous voulez absolument vous débarrasser de ce titre au plus vite, quel qu’en soit le cours

L’ordre limite

Que ce soit à l’achat ou à la vente, il vous permet de fixer la limite à partir de laquelle vous estimez l’opération satisfaisante. Il est en quelque sorte à l’opposé du précédent, puisque l’avantage (connaître le cours d’exécution) et l’inconvénient (ne pas être sûr de l’exécution) s’inversent. Mais nous parlons ici de la vente.

Exemple : vous voulez vendre vos actions actuellement cotées à 20€. Vous voulez vous assurer que votre ordre ne passera pas en-dessous de cette valeur. Vous introduisez alors un cours limite de 20,10€. Si le titre atteint cette valeur, votre ordre sera exécuté pour le nombre d’actions demandées par la contrepartie à ce cours. Ce qui explique pourquoi il arrive qu’un ordre ne soit que partiellement exécuté ou en plusieurs fois.

La règle est celle-ci. Un ordre exécuté en plusieurs fois le même jour ne sont pas additionnels en frais. Par contre, si vous avez manqué une partie de votre ordre après la fermeture du marché, il vous faudra entrer un nouvel ordre pour le solde restant (rassurez-vous, ce cas de figure est plutôt rare).

L’avantage : vous ne pouvez prévoir à quel cours l’opération sera exécutée (si l’ordre atteint la limite et que le nombre d’actions demandées par le marché est suffisant.

L’inconvénient : vous n’êtes pas assuré que l’ordre sera exécuté

En résumé : c’est l’ordre “par défaut” de la fameuse fenêtre de votre broker lorsque vous introduisez une opération. L’incertitude qui prévaut dans l’hypothèse où le cours fixé n’est pas atteint est largement compensé par le contrôle que vous continuez d’exercer sur le prix final. N’oubliez pas qu’il est possible de modifier son ordre, quitte à le rapprocher du cours moyen.

Intervient ici un aspect technique important. Lorsque chaque modification ou annulation d’un ordre nécessite une validation, ce temps (c’est plus fréquent qu’on ne le pense) peut vous valoir l’exécution de l’ordre tandis que vous le modifiez (si, si, ça arrive). Choisissez donc, selon les brokers, le mode d’intervention le plus rapide possible. Les validations par modules à chiffres et réponses sont plus lentes que si vous utilisez une application spécifique ou une clé, etc.

L’ordre stop-loss

Il s’applique à la vente, mais aussi à l’achat. Prenons le cas de la vente. Avant toute chose, sachez que c’est ici la quantité engagée qui prime sur le prix fixé. C’est un ordre-type du trader, qu’il introduit souvent peu de temps après l’achat.

Exemple : vous avez acheté 1.000 actions d’un titre à 10€. Imaginons que vous voulez vous prémunir contre une baisse, tout en consentant une vente sous le prix actuel. Vous entrerez alors un stop-loss en dessous de ce prix (par exemple, à 9,8). L’ordre ne sera exécuté que si la valeur atteint à la baisse cette valeur-seuil. Mais que se passe-t-il si le titre chute, atteint puis franchit à la baisse le seuil fixé ? Votre ordre sera exécuté à ce seuil, mais uniquement s’il se trouve un nombre suffisant d’acheteurs pour le nombre d’actions à ce prix.

En cas de chute brutale, votre ordre sera enclenché au moment où le titre atteindra le seuil fixé, mais s’il ne se trouve aucun acheteur à ce prix, le prix d’exécution pourra être très inférieur au seuil que vous aurez fixé. C’est pourquoi il ne faut, selon moi, JAMAIS encoder un ordre stop-loss pour l’ensemble d’une position. En effet, plus le nombre d’actions engagées est élevé, moins vous avez de chances de trouver un vendeur disposé à vous les acheter au prix souhaité

A l’inverse, dans ce même cas de figure (le bébé et l’eau du bain), si vous placez la barre trop proche du cours actuel, vous risquez qu’il soit exécuté lors d’un soubresaut baissier mais passager du titre, comme cela se produit souvent. Votre ordre étant actif, la contrepartie risque fort d’avoir visé un cours plus haut, et vous aurez perdu vos actions à un cours trop bas.

C’est pourquoi il est préférable de ne réserver ce type d’ordre que pour une partie réduite de l’ensemble de vos positions. Cela permet de fixer une perte acceptable (2 à 3%) en cas de soubresaut, mais pour un nombre limité de titres.

La stratégie complète consiste à jouer sur ce seuil en cas de gain. En effet, dans ce cas, vous pourrez monter le seuil, tout en gardant le même nombre de titres engagé, voire accroître progressivement la part des titres. En cas de gains, ceux-ci seront réalisés avec une plus-value accrue.

Mais, on le voit, il y a lieu d’être prudents. D’où l’application de cet ordre de protection sur une partie limitée des positions.

L’ordre stop-limite

Ce type d’ordre “étend” l’ordre stop-loss, puisqu’il nécessite l’entrée de deux seuils, correspondant à une plage dans laquelle vous acceptez que votre ordre soit exécuté. Contrairement au stop-loss, le seuil de déclenchement débute lorsque le titre atteint le premier seuil, mais si le cours baisse sous le second seuil (la limite), l’ordre s’interrompt.

Cette double protection comprend des avantages mais aussi un inconvénient majeur. En cas de chute brutale, l’ordre ne “passera” que s’il se trouve suffisamment d’acheteurs aux prix situé entre les deux seuils. A défaut, vous vous retrouverez avec l’ensemble de vos titres sans avoir rien vendu, et vous aurez manqué “l’opportunité” d’en vendre une partie à un cours bas, mais supérieur au cours en bout de course. C’est ce qu’on désigne par l’adage “mieux vaut perdre une main qu’un bras”.

Je préfère néanmoins ce type d’ordre au “simple” stop-loss. Avec ce dernier, en cas de grosse chute, tous vos titres auront été vendus. Avec un stop-limite, vous en aurez sans doute vendu quelques-uns sous le premier seuil, mais vous restez en possession des titres qui seront descendus sous votre seconde limite.

Et tant qu’à faire, il vous reste une chance que le titre remonte et que ces actions restantes vous soient utiles. Remarquez que dans ce cas, ce n’est plus tant le nombre de titres engagés qui importe que l’étendue de la plage définie. Ces deux ordres semblent similaires, mais la stratégie qui les sous-tend est très différente.

J’espère que ces quelques conseils personnels vous aideront dans la prise de décisions lorsqu’il s’agira de vendre vos actions. Pour l’achat, c’est plus facile : bien connaître l’entreprise et sa solidité, son dividende, sa trésorerie, etc.

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