Ca y est, vous avez acheté votre première action, vous êtes maintenant entré par la grande porte dans le monde fabuleux des actionnaires mais vous vous demandez maintenant ce que vous allez/devez faire de ces actions.

Si vous vous posez cette question après avoir fait vos premières transactions, vous êtes manifestement très mal conseillé et vous ne vous êtes pas assez informé pour bien connaître les rouages de la bourse.

Il est curieux de remarquer le nombre d’investisseurs en herbe ou de membres de fora boursiers qui décident de se lancer dans le marché boursier et se posent la question suivante après coup :

« Pourquoi nous dirigeons-nous vers les actions ? »

Bien souvent, la réponse est la suivante : pour réaliser des gains supérieurs aux placements sans risques tout en ayant un risque relativement limité comparativement à d’autres produits (produits dérivés par exemple).

Ne jamais être trop sûr de soi

Comme chacun le sait, investir en actions consiste à acquérir un nombre d’actions cotées en bourse et disponibles sur le marché aux meilleurs cours du moment (selon votre jugement), tout en sachant que ces valeurs fluctuent en fonction de l’offre et de la demande.

Dès que la demande est supérieure à l’offre, vos actions montent et vous obtenez alors un gain virtuel, et vice-versa.

En bourse il convient de bannir les mots : « certitude », « c’est scientifique », « à coup sûr », « rendement assuré » ou encore « poire pour la soif ». Si vous débutez, vous vous rendrez vite compte que rien n’est jamais sûr en bourse et que le cours d’une action peut dépendre de toutes sortes d’événements extérieurs, le plus souvent imprévus.

Procéder avec méthode

Pourtant, la bourse n’est pas non plus un jeu de hasard, ni une loterie ou un casino. Il y existe, contrairement aux jeux de hasard, une méthodologie de recherche pour découvrir le « bon placement du moment ». Nous pouvons même affirmer que l’information constitue la clé pour réaliser des gains, en plus de la méthodologie pour ouvrir un bon compte-titres et passer une transaction et la parfaite connaissance des différents types d’ordres, bien entendu.


Gérer son portefeuille

Pour gérer son portefeuille d’actions au jour le jour de manière optimale, voici quelques pistes :

  • Investir l’argent dont vous n’avez pas besoin à court terme
  • Posséder une bonne mémoire
  • Recouper les informations pour établir votre propre consensus
  • Avoir une dose de chance
  • Posséder du matériel informatique moderne
  • Ne pas être crédule (mais alors pas crédule du tout)
  • Sous-estimer les gains possibles, fixer un objectif précis
  • Sur-estimer par contre les pertes et leurs conséquences
  • Régler votre perte acceptable avec un maximum de 18% (sauf ETF indiciel)
  • Avoir du bon sens et de la logique
  • Avoir l’option « bonne humeur », rien de pire en effet que la perte triste
  • Ne pas être euphorique, garder son sang-froid en toutes circonstances
  • Obtenir le plus d’informations fiables que possible, aussi vite que possible, et de préférence avant les autres investisseurs

A partir de toutes ces informations et de votre état d’esprit, vous devez être capable de réagir instantanément en passant des ordres de bourse de manière rapide, efficace et réfléchie.

L’information en tout genre foisonne

1. les prévisions : elles constituent une obligation des sociétés cotées
2. l’actualité : les médias spécialisés, les signatures de contrats, les tensions internationales, attentats, épidémies, catastrophes, découvertes scientifiques, modifications de législation, grèves, etc.
3. les résultats comptables : le bilan de l’exercice précédent, les résultats trimestriels, semestriels, etc.
4. les statistiques : toutes sortes d’indexes sur la consommation, les investissements, la confiance des patrons, le coût des transports, le chômage, etc.
5. les cours des matières premières et de l’énergie
6. les analystes et leurs analyses : donnent leur avis sur les sociétés cotées et les cours des actions, et doivent être motivées. Les avis principaux sont «Acheter», «Accumuler»,«surperformance» «Conserver», «sous-performance» et « vendre ».
7. les graphiques des cours.
8. les tendances du marché : nombres de transactions à la vente et/ou à l’achat, classés par produits
9. les nouvelles des marchés : fusions, acquisitions, OPA, augmentations de capital, introductions en bourse ( »IPO »)
10. l’agenda financier : les dates des assemblées générales, dates et montants des dividendes, dates de parution des résultats, des indices ou des indexes.

Bref, en bourse les seuls éléments certains sont les horaires d’ouverture et de fermeture des salles de marché !

Un exemple concret

Vous voilà donc bien renseigné et vous êtes parvenu à séparer le bon grain de l’ivraie, vous vous lancez donc en bourse et décidez d’acheter 400 actions à 25 euros l’action, vous dépensez pour cela 10.000 euros.

Les frais d’application seront les suivants :

1. 24,95 euros de frais de courtage (maximum)
2. 27,00 euros de taxe de bourse (0,27% en Belgique)

(ces frais sont à ajouter à vos 10.000 euros)

Vous obtiendrez donc un capital de 11.638,00 euros sur votre compte-titres, pour l’instant uniquement virtuel. C’est un excellent rendement, joli à regarder après coup. Si par contre vous souhaitez vendre pour récupérer votre argent et votre gain, et que les cours du moment vous conviennent, vous devrez à nouveau payer les montants suivants :

1. 24,95 euros de frais de courtage (maximum)
2. 31,42 euros de taxe bourse (0,27% de 11.638,00 euros)

Les frais totaux représentent donc :

(2 x 24,95) + (17,00 + 31,42) = 98,32 euros

Le gain net est donc de 1.539,58 euros (1.638.00€ – 86.98€), sans aucune taxe sur la plus value. Voila l’histoire idyllique de votre première action.

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