Recon Energy Africa (0XD), pour Reconnaissance Energy Africa, est une pétrolière junior qui a acquis récemment 90% d’une gigantesque concession de 25.000 kilomètres carrés en Namibie. Cet énorme bassin, à Kavango, renfermerait une grosse quantité d’hydrocarbures, essentiellement sous la forme de pétrole et de gaz naturel.

Logo Recon Energy Africa

Il y a peu, le géologue de Recon Energy et son CEO, Jay Park QC, finalisaient l’achat d’une gigantesque concession en Afrique. La société en possède maintenant 90% et a obtenu une licence d’exploration pour 4 ans et un permis de production pour 25 ans.

Il faut préciser aussi que cette durée d’exploitation de 25 ans commencera seulement quand la compagnie aura fait une découverte majeure dans le bassin de Kavango et pas avant.

Pour rappel, l’actuel CEO, Jay Park QC, était l’ancien directeur de Caracal Energy, qui avait été rachetée en 2014 par le géant Glencore pour 1,3 milliard de dollars.

En vert, le bassin de Kavango, propriété de Recon Energy Africa à 90%.

Recon Energy Africa, une pétrolière junior

La capitalisation boursière de la société n’est que de 39,7 millions de dollars, et son action cote ce jour à 0,54 euros. Il est assez rare dans le milieu qu’une aussi petite société possède une si grande concession.

Des milliards de barils à Kavango

Les premières estimations font état d’un potentiel de 12 milliards de barils de pétrole et 119.000 milliards de mètres cubes de gaz naturel, excusez du peu.

L’étude de faisabilité et les premiers tests

Les premiers tests sur le terrain sont attendus pour le 2ème trimestre 2020. C’est donc pour très bientôt.

Il est important de savoir que la Namibie, avec le Maroc et l’Égypte, est l’un des pays d’Afrique les plus accueillants pour l’installation des sociétés pétrolières. Shell et Exxon Mobile ne s’y sont pas trompés et sont aussi en train d’y acquérir des concessions.

Le secteur pétrolier est en perte de vitesse

Depuis l’apparition du Coronavirus en Chine, le prix du pétrole est en baisse. Les meilleures sociétés pétrolières, comme Total ou Lukoil, ont plutôt bien encaissé le choc, avec une baisse assez limitée du cours de leurs actions.

Il s’agit en effet de grandes sociétés, qui restent rentables même avec un baril autour des 50 dollars. Les petits producteurs, ou les mid-tier, risquent par contre de connaître des moments assez difficiles dans les mois qui suivent.

Comme à chaque fois quand un secteur se porte mal, on connaîtra vraisemblablement un écrémage des petites boîtes. Cela s’est déjà produit pendant la dernière décennie, notamment dans le secteur des matières premières. Beaucoup de petites sociétés étaient alors passées à la trappe au profit des multinationales.

Recon Energy Africa est-elle en danger avant même son lancement?

Ces derniers temps, on a vu beaucoup d’experts, comme le médiatique Jim Cramer, se prononcer en défaveur du secteur pétrolier. Celui-ci, dans une série de tweets, a même prédit que les pétrolières étaient finies : I’m done with fossil fuels. They’re done.

Jim aime l’emphase. C’est bon pour sa visibilité et celle de son site. Dans un sens, il a raison, les pétrolières sont mortes… mais pas avant au moins 40 ans.

Certes, l’heure est à l’écologie et à la transition énergétique via des sociétés “vertes”, et c’est très bien comme ça. Mais le pétrole est bien trop ancré dans l’industrie, surtout dans les pays émergents, pour disparaître du jour au lendemain.

Arrêtons la naïveté.

Conclusion

Malgré un projet ambitieux dans le bassin de Kavango, Recon Energy Africa reste une action très spéculative, et donc très risquée, qui ne possède actuellement aucun gisement en activité.

Par contre, le fait que la concession soit située en Namibie, pays ami des compagnies pétrolières, constitue un avantage certain.

Toutefois il faudra au minimum attendre l’étude de faisabilité avant d’y voir plus clair dans ce projet et réfléchir à un éventuel investissement.

Le mot de la fin : ceux qui veulent se tourner vers une pétrolière junior peuvent aussi envisager SDX Energy. Cette société britannique produit du pétrole et gaz naturel, et ses infrastructures sont situées en Égypte et au Maroc, deux pays d’Afrique très hospitaliers.

Et enfin, le point le plus important : la société est d’ores et déjà rentable.

Avertissement : Cette analyse est une indication, et aucunement un conseil d’achat. Par conséquent, l’auteur ne pourra être tenu responsable en cas de pertes sur le(s) produit(s) concerné(s). Tout investissement comporte des risques de pertes. Pour plus d’infos, voyez nos mentions légales.

NE RATEZ AUCUN ARTICLE !

Inscrivez-vous à notre newsletter gratuite

Merci de votre inscription, consultez vos emails pour confirmer

Oups, quelque chose s'est mal passé